Mise en scène

NOTE DE MISE EN SCENE

Nous avons débuté notre travail sur Non-voyageurs au détour de quelques lignes de Serge Davidoux, l’Auteur.

À ce moment-là, il avait écrit deux pages d’un texte intitulé « Gare du Nord peut-être ». Nous venions d’accuser le départ d’une compagnone de troupe, et étions en ‘stand-by’ le temps de trouver un nouveau partenaire et de re-jouer la pièce que nous avions sur le feu… Vipères sur le gril.

Nous avons improvisé sur cette ébauche de Serge, et n’avons pas voulu nous arrêter là : Au fur et à mesure, le texte s’épaississait, nous nourrissait …. Jusqu’à prendre sa forme finale. On peut dire que nous avons grandi ensemble.

Il en résulte une pièce qui semble se dérouler comme une ficelle de son dévidoir, sans aucun noir, le passage d’une scène à l’autre se faisant dans une continuité (une errance?) qui nous semble nécessaire au propos.

L’arrivée dans les séances de travail de Majid, saxophoniste improvisant sur nos états, a permis cette continuité quasi-chorégraphique, comme un fil conducteur (encore une histoire de ficelle…).

La pièce semble se passer en 1917, néanmoins nous évoluons dans un décor simple et contemporain. Ce choix renforce l’intemporalité du propos ainsi que son caractère universel : la Guerre, ses atrocités, ses « cassés » et DES ESPÈRANCES qui malgré tout perdurent.

Nous aurions pu situer l’action n’importe où, n’importe quand. Dans Non-voyageurs, pour nous autres résidents français, nous faisons un pas de côté car nous traitons le sujet du point de vue allemand, « les perdants ».

La scène finale, par son retour au point de départ, marque un éternel recommencement. Puisse le futur nous démentir.

"Attachez vos ceintures, cette nuit va y avoir de la turbulence"